En Vieux-slave : « Христос васкрс (Hristos vaskrs) (Le Christ est ressuscité!) » et la réponse « Ваистину васкрс (Vaistinu vaskrs) ( Il est ressuscité pour de vrai !) »
Dans la plupart des pays de tradition des églises orthodoxes ou orientales : « Christ est ressuscité ! », et on répond « Il est vraiment ressuscité ! ». Par exemple, en grec : « Χριστός Ανέστη! » - « Αληθώς Ανέστη! », en roumain « Hristos a înviat! » - « Adevărat a înviat!, en russe : « Христос воскресе! » - « Воистину воскресе! » ou encore en arabe : « ! المسيح قام, حقا قام ». En serbe, «Христос васкрсе», à laquelle on répond « il est vraiment ressuscité ! » «Ваистину васкрсе».
Ou encore, en Arménien, "Քրիստոս հարեաւ ի մերելոց" (Le Christ est
ressuscité des morts), phrase à laquelle on répond: "Օրհնեալ է
յարութիւնն Քրիստոսի" (Bénie soit la résurrection du Christ ! )
De nombreuses coutumes datant de la plus haute antiquité destinées à
accueillir le retour du printemps se rattachèrent à la fête de Pâques.
L’œuf est le symbole de la germination qui se produit au début du
printemps. De même le lapin est un symbole antique qui a toujours
représenté la fécondité11. En France et surtout au Québec, certains mythes populaires parlent de la cueillette de l'Eau de Pâques. Dans l'Église catholique québécoise, la cueillette de l'Eau de Pâques
n'est pas un mythe, puisque lorsque la vigile pascale ou la messe du
matin de Pâques termine, il est réellement possible de remplir un petit
pot avec un peu de l'eau qui vient d'être bénie pendant la célébration
pour en rapporter chez soi. Le mythe à proprement parler voulait qu'on
recueille l'eau de pluie tombée au matin de Pâques. On disait de cette
eau ainsi recueillie qu'elle permettait de guérir des maladies. En Allemagne, en Suisse, en Autriche, en France dans la région d'Alsace et le département de la Moselle
ainsi qu'en Martinique, Guyane, Guadeloupe et à la Réunion, le lundi de
Pâques s'accompagne d'un autre jour férié : le « Karfreitag », soit le Vendredi saint. Pâques ressemble à Noël et il n'est pas rare que les gens s'offrent des cadeaux entre eux à cette occasion.
En Allemagne et en France, le repas de Pâques est souvent l'occasion de partager un gigot d'agneau rôti accompagné de flageolets. En Alsace et dans certaines régions d'Allemagne, on confectionne un biscuit en forme d’agneau appelé Osterlammele ou Lamala. Cette tradition alsacienne catholique du Lammele est attestée par le théologien catholique Thomas Murner en 1519 : le fiancé offrait un agneau pascal à sa promise. On l’offrait aussi aux enfants au retour de la messe du jour de Pâques. Après le temps du Carême,
ce biscuit riche en œufs permettait d’écouler le stock d’œufs accumulé
avant Pâques et dont la consommation était déconseillée, en attente de
Pâques. L’agneau était décoré d'un étendard aux couleurs du Vatican
(jaune et blanc) ou de l’Alsace (rouge et blanc). Cette tradition,
comme la plupart, a perdu son caractère confessionnel et s'est
sécularisée.
Œufs de Pâques
Dans les pays chrétiens, l’œuf de Pâques est le cadeau préféré distribué le jour de Pâques. En Belgique et dans le sud-ouest de la France, ce sont les cloches de Pâques qui apportent les œufs de Pâques. Depuis le Jeudi saint,
les cloches des églises catholiques sont silencieuses, en signe de
deuil. La tradition populaire pour les enfants dit qu'elles sont parties
pour Rome, et elles reviennent le jour de Pâques en ramenant des œufs qu'elles sèment à leur passage.
Comme pour Noël, les Alsaciens et les Allemands décorent leur maison à l’approche de Pâques. Les œufs de Pâques sont apportés par le lapin de Pâques (Osterhase)12. Chocolats
et décorations diverses, souvent en forme de lapin, ornent ainsi les
boutiques et les appartements. On y fait aussi des bouquets de Pâques
sur lesquels on accroche divers sujets et des œufs peints. Les arbres
dans les jardins ont droit également à une parure multicolore avec
l’arrivée du printemps ; les œufs et lapins poussent partout. Les Allemands, les Alsaciens et les Américains décorent des œufs cuits durs avec de la peinture ou des feutres.
Les Américains espèrent que l’Easter Bunny leur apportera des lapins en chocolat et des sucreries dans un panier tressé.
En Pologne, un panier garni est préparé le vendredi, conservé sans être mangé le samedi, et béni le jour-même par le prêtre.
Dans les pays à majorité chrétienne orthodoxe, il y a beaucoup de
coutumes qui plaisent particulièrement aux enfants. Des œufs sont peints
pour cette journée, essentiellement en rouge, mais on utilise aussi
d'autres couleurs. Il existe plusieurs traditions populaires et
religieuses liées à Pâques :
On[Qui ?] s'échange ces œufs colorés, pendant toutes les fêtes de pâques et la semaine qui suit ;
le premier œuf peint est considéré comme étant le gardien de la maison et il est donc conservé ;
la pâques orthodoxe véhicule aussi une autre tradition, très
populaire qui a été perdue dans les sociétés de rite catholique (sauf en
Pologne et en Croatie). Une fois les œufs coloriés ou peints, on peut
choisir un œuf et le décréter comme son œuf porte-bonheur. Cet œuf
servira a toquer l'œuf d'une autre personne. Si jamais, lorsque vous
toquez l'œuf de votre adversaire et que vous brisez celui-ci,
vous remportez son œuf ; si c'est votre œuf qui succombe, alors vous
perdez votre œuf au profit du vainqueur et il ne vous reste alors plus
qu'à choisir un nouvel œuf ;
en Grèce, en Russie et en Roumanie il est d'usage de ramener chez
soi la « lumière sainte », le Jeudi saint après la lecture des douze
évangiles, et de faire un signe de croix au-dessus de sa porte avec la
flamme. Conserver la lumière sainte quarante jours, sans qu'elle ne
s'éteigne, porterait bonheur, selon la tradition.
Tous les peuples orthodoxes, respectent à Pâques la coutume suivante.
Pendant toute la semaine les chrétiens orthodoxes se saluent par
l’exclamation « Christ est ressuscité ! » (Христос васкрсе, en serbe cyrillique) à laquelle on répond « Il est vraiment ressuscité ! » (Ваистину васкрсе, en cyrillique). En Hongrie, en Roumanie, en République tchèque et en Slovaquie,
les jeunes filles colorent les œufs durs. Elles utilisent également de
la cire qu'elles mettent autour de l'œuf. Une fois l'œuf coloré, la cire
enlevée crée des motifs. Les garçons tressent avec des roseaux et des
rubans colorés des fouets. Le matin du lundi de Pâques, les garçons
« s'habillent » et font le tour de leur voisinage pour « fouetter » et arroser les jeunes filles en leur souhaitant des vœux. Les filles
leur offrent a manger et a boire, ou à défaut un verre d'alcool. Les
garçons repartent avec des œufs décorés, des chocolats, etc. La tournée
se termine a midi. Cette ancienne tradition est encore célébrée avec
plaisir pour les garçons, moins pour les filles qui doivent accepter ce châtiment affectueux avec le sourire.
La tradition d'offrir des œufs remonte à l'Antiquité. Déjà, les Égyptiens et les Romains
offraient des œufs peints au printemps car ils étaient le symbole de la
vie et de la renaissance, ils étaient offert à la déesse mère (Vénus,
Isis, Sémiramis...). À l’époque pharaonique, on écrivait en couleurs des
vœux sur les œufs, on les déposait le soir dans un panier qui, au matin
était inondé par les bienfaits de Ra, le Soleil. Les premiers Chrétiens
Coptes ont supprimé l’écriture des vœux et peint les œufs en rouge pour
symboliser le sang du Christ. Cette tradition païenne s'est répandue
dans toute la chrétienté jusqu'à nos jours.
L'Église ayant instauré au IVe siècle l'interdiction de manger des œufs pendant le Carême
et les poules continuant à pondre, les œufs pondus depuis le début du
Carême – n'ayant pas été mangés – étaient alors décorés et offerts. De
nos jours, le jeûne n'est plus prescrit aussi strictement mais la
tradition d'offrir des œufs, y compris en chocolat, est restée.
L’œuf de Pâques est un œuf décoré que l’on offre le matin du dimanche
de Pâques. Il est souvent comestible et fait de chocolat ou de sucre.
La fête de Pâques est célébrée avec beaucoup de solennité par les
chrétiens orthodoxes. Cette fête n'a pas de date fixe, elle se célèbre
après la Pâque juive et dans la première semaine après la pleine lune. Bien que certaines Églises orthodoxes divergent selon le calendrier de référence (grégorien ou julien), la date de Pâques est cependant commune à toutes les Églises orthodoxes (à l'exception de l’Église autonome de Finlande) parce qu'elle est partout fixée à partir du calendrier julien quel que soit le calendrier liturgique suivi.
Dans le calendrier grégorien, cela signifie qu'elle est fêtée entre le 4 avril et le 8 mai au plus tard.
Spécificités orthodoxes et orientales
Dans certains pays de tradition orthodoxe, les cloches rendues silencieuses sont remplacées par la simandre.
À l'annonce de la Résurrection, les fidèles reprennent en chœur les
paroles suivantes: "Christ est ressuscité des morts. Par sa mort, il a
vaincu la mort. Et aux morts il a donné la vie". La "lumière sainte" se
propage dans l'assemblée des fidèles.
En Belgique, en France et en Italie, les cloches
sont rendues silencieuses lors du Jeudi saint pour éviter qu'elles ne
sonnent pendant les deux jours suivants. Durant le carême, on omet de
chanter le Gloire à Dieu, en signe de pénitence. Alors, au Canada,
quand arrive la vigile pascale, on fait sonner les cloches pour
manifester la joie qu'on a de sortir de la pénitence pendant qu'on le
chante.
Aux Philippines, au matin de Pâques (appelé localement Pasko ng Muling Pagkabuhay ou les Pâques de la Résurrection), la célébration est marquée par des actes de joie. À l'aube, Salubong,
le premier d'entre eux, fait mettre ensemble de grandes statues de
Jésus et Marie illustrant la première réunion de Jésus et de sa mère Marie après la Résurrection. Peu de temps après, la messe de Pâques commence dans l'allégresse.
Au Tyrol, l'effigie du Christ ressuscité apparaît par un procédé théâtral au centre du décor baroque des Ostergräber.
Pâques est la plus importante fête chrétienne. Elle commémore la résurrection de Jésus-Christ énoncée par la Bible, le troisième jour après sa passion. La solennité commence le dimanche de Pâques, qui pour les catholiques marque la fin du jeûne du carême, et dure huit jours (semaine de Pâques, semaine radieuse ou semaine des huit dimanches) (voir calendrier chrétien).
Le pluriel de Pâques ne fait pas référence à une pluralité de dates. La
langue française distingue en effet « la » Pâque originelle juive et la
fête chrétienne de Pâques. La première commémore la sortie d'Égypte par
un repas rituel qui s'appelle aussi « la Pâque ». La fête chrétienne
est multiple. Elle commémore à la fois la sortie d'Égypte, l'institution
eucharistique lors du repas de la Pâque, la crucifixion du Christ et
son repos au tombeau durant trois jours, sa résurrection, passage de la
mort à la vie, et la nouvelle création inaugurée le troisième jour. La date de Pâquesest fixée au premier dimanche après la pleine lune suivant le 21 mars ce qui, selon le calendrier de référence, donne souvent un jour de célébration différent pour les Églises occidentales et les orthodoxes. Il existe aussi certaines Églises chrétiennes qui choisissent de pratiquer cette cérémonie en concordance avec la Pâque juive.
« Pâque », du latin populaire *pascua, altération (par influence de pascua « nourriture », du verbe pascere « paître ») du latin ecclésiastique Pascha1, emprunté au grec πάσχα / páskha, lui-même emprunté à l'hébreuפסחPessa'h « il passa [par-dessus] », d'où « passage », est le nom de la fête juive qui commémore la sortie d'Égypte2. D'après les Évangiles, c'est pendant cette fête juive (qui dure 8 jours) qu'eut lieu la résurrection de Jésus ; c'est pourquoi le nom en a été repris pour désigner la fête chrétienne.
Date de Pâques
Le jour de Pâques est un dimanche situé à des dates variables du calendrier grégorien comprises entre le 22 mars et le 25 avril. Des dates de jours fériés et de fêtes dépendent de ce jour de Pâques, comme le lundi de Pâques, l'Ascension, la Pentecôte, le lundi de Pentecôte.
À titre d'exemple, les dates contemporaines de Pâques sont les dimanches :
31 mars 2013,
20 avril 2014,
5 avril 2015.
Ces dates sont celles du calendrier grégorien, qui suit le mouvement du soleil et les saisons.
Histoire
Pâques est la première fête célébrée dans les calendriers liturgiques chrétiens ; elle est attestée dès le IIe siècle. Elle commémore la dernière Cène, la Passion et la Résurrection du Christ, événements dont les quatre évangiles situent le déroulement lors des festivités de la Pâque juive à Jérusalem, le 14 Nissan du calendrier juif. La fête de Pâques était célébrée de façon diverse par les églises chrétiennes primitives. Certaines des premières Églises continuaient à célébrer la Cène le jour de la Pâque juive, en particulier les Églises syriaques attachées à la tradition johannique qui identifiait le sacrifice du Christ à l'offrande pascale.
D'autres, telles l’Église de Rome, fêtaient Pâques le dimanche suivant
la Pâque juive, mettant ainsi l'accent sur la Résurrection au lendemain
du Shabbat5.
Le calendrier hébreu étant lunisolaire, tous les mois commencent à la Nouvelle Lune ; le 14 du mois de Nissan correspond donc à la Pleine Lune
(c'est-à-dire le quatorzième jour de la Lune. Voir ci-après les détails
sur la définition du Concile de Nicée). L'année du calendrier juif
compte 12 ou 13 mois lunaires ; pour que Nissan reste le premier mois du printemps, l'intercalation d'un mois complémentaire était décidée par le Sanhédrin quand c'était nécessaire pour respecter le rythme des saisons6. Après le Ier concile de Nicée en 325, il fut décidé que le calcul de la date de Pâques se ferait selon une règle fixe7.
Ainsi, « Pâques est le dimanche qui suit le 14e jour de la Lune qui
atteint cet âge le 21 mars ou immédiatement après » , donc le dimanche
après la première pleine lune advenant pendant ou après l'équinoxe de printemps. Un problème, apparu plus tard, est la différence des pratiques entre les églises occidentales et les églises orthodoxes. Les premières adoptent en 1582 le calendrier grégorien pour calculer la date de Pâques, alors que les autres continuent à utiliser le calendrier julien originel. Le Conseil œcuménique des Églises proposa une réforme de la méthode de détermination de la date de Pâques lors d'un sommet à Alep (Syrie), en 1997. Cette réforme aurait permis d'éliminer les différences de dates entre églises occidentales et orientales ; elle devait entrer en application en 2001, mais elle échoua.
Le calcul de la date de Pâques est assez complexe ; il est connu sous le nom de comput. Il existe des tables traditionnelles, mais aussi des algorithmes plus mathématiques pour la retrouver. La première méthode développée par Carl Friedrich Gauss présentait quelques erreurs : en 1954 (la formule donnait le 25 avril au lieu du 18 avril) et en 1981
(le 26 avril au lieu du 19 avril). De nombreux autres mathématiciens
ont depuis développé d'autres formules. Voir des calculs détaillés dans
l'article du calcul de la date de Pâques.
Certains groupes religieux choisissent de pratiquer cette cérémonie en concordance avec la Pâque juive , c'est-à-dire le jour de la Pâque quartodécimaine pour l'Église de Dieu (Septième Jour) et certains Baptistes du Septième Jour ou le jour du Mémorial pour les Témoins de Jéhovah9.
Pâques (aussi appelé le dimanche de Pâques) est la solennité la plus importante (juste devant Noël) de l'Églisecatholique,
c'est-à-dire qu’il est obligatoire de chômer et d'assister à la messe.
En fait, la liturgie spécifique à Pâques commence par la vigile pascale, célébration aussi respectée par certains anglicans et luthériens. Souvent, la vigile pascale est l'occasion, pour les croyants, de recevoir le sacrement du baptême ou de la confirmation. La nuit du matin du dimanche de Pâques se font donc l'allumage du feu nouveau du cierge pascal, la bénédiction des fonts baptismaux, la lecture des prophéties et le chants des litanies. Normalement, Pâques est le jour de l'année que choisissent les fidèles qui ne vont à la messe qu'une fois par an pour communier (d'où l'expression « faire ses Pâques »), ce qui leur impose d'aller se confesser au préalable. En effet, depuis le Jeudi saint,
il n'y a pas eu d'Eucharistie, seulement des célébrations liturgiques
telles que la surnommée « Messe des présanctifiés » du Vendredi Saint.
Symboliquement, pour les catholiques, la veillée pascale et son
cierge traduisent la Résurrection du Christ, le renouvellement solennel
de l'engagement de leur baptême par l'ensemble des chrétiens.
Ainsi, le Carême est terminé et l'accent est mis sur l'innocence
retrouvée et sur la valeur de l'initiation chrétienne. Lorsque le jour
est levé, s'ensuit alors l'office suivant : la messe de la Résurrection. Le Christ, aussi appelé le Rédempteur, a vaincu pour les mortels le péché, le démon et la mort même. Jésus-Christ s'est donc fait l'agneau de Dieu, l'Agnus Dei, sacrifié lors de la crucifixion, et qui enlève les péchés du monde par sa mort et sa résurrection. Cette messe de Pâques a donc une symbolique qui exprime ainsi l'apex de toute l'année liturgique
des catholiques, car elle leur rappelle leurs devoirs de chrétiens
grâce à ce renouveau spirituel. Pâques est aussi l'une des rares
occasions pour le Pape de prononcer la célèbre bénédiction urbi et orbi. Enfin, ce dimanche vient clore le triduum et la Semaine sainte.
Commémoration de l’exode des Hébreux menés
par Moïse hors d’Egypte, la Pâque juive commence le 14 Nissan au soir,
premier mois de l’année civile ou biblique, et s’achève le 22, soit 8
jours plus tard. L’exode d’il y a 3 500 ans détermina la création du
peuple juif. En 2014, ou 5774 dans le calendrier hébraïque, les fêtes de
Pessah débuteront le mardi 15 avril au soir et s'achèveront le 22 avril
à la tombée de la nuit.
Fête majeure pour la communauté juive, la célébration de Pessah donne lieu à de multiples rituels qui s’appuient sur les lois religieuses.
Ainsi, le repas du Seder,
(auquel on peut associer la Cène dans la religion chrétienne, car elle
aurait probablement été célébrée par le Christ un soir de Seder), sera
composé d’aliments bien déterminés mais au préalable, l’ensemble de la
maison aura été passé au peigne fin : tout l’environnement doit être
cacher pour Pessah.
Le temps passé au nettoyage ne doit pas l'être
au détriment du temps passé avec les enfants qui seront étroitement
associés à ces préparatifs. Le rite du grand nettoyage de Pessah est
fortement ancré dans la tradition. Cette opération doit s’effectuer dans
la bonne humeur car Nissan est un mois joyeux !
La cachérisation de la maison
La maison doit être débarrassée de tout aliment contenant de la levure (Hametz) : pain, pâtes et gâteaux.
Seule
la consommation de pain azyme ou Matzot - pâte non levée - étant
autorisée durant Pessah, en souvenir du pain que mangèrent les Hébreux
lors de l’exode car en fuyant l’Egypte, ils n’avaient eu le temps de
laisser lever le pain, la traque à la moindre miette contenant orge,
avoine, épeautre, seigle ou blé doit être effectuée. A défaut d’être
détruit, le Hametz peut être vendu.
Si l’on peut en posséder – et
ce volume est précisément déterminé : la taille d’une olive, pas plus,
il est formellement interdit d’en consommer. Il faudra donc plus
particulièrement traquer les miettes dans les chambres des enfants, au
fond de leurs poches, car ils pourraient les trouver et les consommer,
vérifier les interstices des fauteuils, les coussins, la table où l’on
mange, les chaises, jusqu’à l’intérieur complet de la voiture, et
surtout… la cuisine. La cachérisation de la cuisine
demande le plus grand soin. C’est la partie la plus importante du
nettoyage et rien n’est laissé au hasard. On peut s’abstenir de nettoyer
le four, partie ingrate et considérée comme trop difficile, en le
scotchant et en évitant de l’utiliser pendant toute la durée des fêtes.
De même, le lave-vaisselle pourra être laissé de côté, à condition de ne pas s’en servir et de faire la vaisselle à la main.
La
gazinière ou la plaque de cuisson sera emballée de papier d’aluminium,
ou l’on pourra acheter des plaques et grilles neuves, à utiliser
spécialement pour Pessah.
Le réfrigérateur et le micro-ondes
seront traités de la même manière : débarrassés de toutes miettes
susceptibles de s’y être dissimulées.
Le congélateur sera dégivré
et nettoyé complètement. Les denrées périssables contenant du Hametz
devront avoir été consommées au préalable ou bien vendues. On achètera
si possible de la vaisselle neuve, utilisée spécialement pour
l’occasion.
Bien entendu, toutes ces opérations devront se faire dans la gaieté, et les enfants devront y être associés.
Le Seder
La table du repas de Seder sera protégée d’une toile cirée et d’une nappe, au minimum.
La
composante du repas varie selon les familles mais on y retrouve
globalement des aliments bien précis qui se doivent d’être présents sur
la table, des récits, notamment celui de la sortie d’Egypte, et des
chants.
Avant le repas, on procède au lavage des mains.
On
consomme des herbes amères, à un moment précis de la soirée, en mémoire
de l’amertume des esclaves hébreux ; de l’agneau, en souvenir du
sacrifice demandé aux Israëlites quelques jours avant leur libération
selon le texte de l’Exode (un os de mouton est présent sur la table) ; 3
matzot, symboles des Patriarches ; un légume trempé dans de l'eau
salée, le Karpass (persil, radis, céleri ou pommes de terre) ; un œuf
dur, souvenir du deuil de la destruction du Temple ; des dattes, des
noix, pommes et amandes, (ou harroset), symbolisant les briques
fabriquées pour les égyptiens.
On boit 4 coupes de vin, la première étant consommée durant la bénédiction du Kiddoush.
L'ensemble
de ce rituel alimentaire s’accompagne d’un cérémonial de transmission
orale durant la totalité du repas. On n’oublie pas la coupe de vin
placée pour le prophète Elie, qui, dans la tradition juive, participe à
la fête. La porte de la maison est laissée ouverte pour lui.