WASHINGTON, 9 décembre (Reuters) - John Glenn, premier
astronaute américain à voler en orbite autour de la Terre, est
mort jeudi à l'âge de 95 ans, a annoncé le gouverneur de l'Ohio,
John Kasich, dans un communiqué.
Pilote de chasse au cours de la Seconde Guerre mondiale et
lors de la guerre de Corée, John Glenn a plus tard été sénateur
démocrate de l'Ohio de 1974 à 1999.
Son vol orbital du 20 février 1962 à bord de la capsule
Friendship 7 fut une étape décisive pour la conquête américaine
de l'espace, couronnée sept ans plus tard avec l'alunissage
d'Apollo 11.
Barack Obama, qui lui a décerné en 2012 la médaille
présidentielle de la liberté (la plus haute décoration civile),
a rendu hommage à l'astronaute : "Avec la disparition de John,
notre nation a perdu une icône."
"Quand John Glenn a décollé en 1962 de Cap Canaveral à bord
d'une fusée Atlas, il a relevé les espoirs d'un pays", a déclaré
le président américain. En 1962, l'Union soviétique était donnée
en tête de la course à l'espace.
"Et quand son vaisseau Friendship 7 a amerri quelques heures
plus tard, le premier américain à voler en orbite autour de la
Terre nous a rappelé qu'avec du courage et un esprit de
découverte il n'y a pas de limites aux sommets que nous pouvons
atteindre ensemble."
Lors de son premier vol orbital, John Glenn avait déclaré:
"Zéro gravité et je me sens bien", avant d'ajouter "Ah, et cette
vue est extraordinaire".
Son vaisseau avait amerri dans l'Atlantique moins de cinq
heures plus tard après trois tours de la planète, consacrant
Glenn en héros national reçu par le Congrès.
Dans les années 1960, son vol historique en avait un favori
du président John F. Kennedy et de son frère Robert Kennedy,
qui l'ont encouragé à se lancer en politique après une période
lucrative dans les affaires.
Elu sénateur démocrate de l'Ohio en 1974, il devait pourtant
revenir dans l'espace. Trente-six ans après son baptême orbital,
le 29 octobre 1998, John Glenn est en effet devenu le plus vieil
astronaute américain en mission, en participant à 77 ans à un
vol du vaisseau Discovery.
Il avait été hospitalisé le 25 novembre, et est "décédé
paisiblement", ont fait savoir ses proches.
(Will Dunham et Irene Klotz, Nicolas Delame et Julie Carriat
pour le service français)
vendredi 9 décembre 2016
L'ancien astronaute américain John Glenn est mort
lundi 5 décembre 2016
Régine Skorka-Jacubert est décédée
Née en 1920 dans une famille juive polonaise, Régine Skorka-Jacubert
est morte le 1er décembre, à l'âge de 96 ans, a indiqué ce lundi la
Fondation pour la mémoire de la Shoah sur son site internet.
Elle avait échappé à la rafle de Nancy en 1942 puis rejoint, avec son frère Jérôme, la Résistance, à Lyon, au sein de l'Union des Juifs pour la résistance et l'entraide. Deux ans plus tard, son frère et elle sont arrêtés par la milice, interrogés par Klaus Barbie, chef de la Gestapo à Lyon, et déportés vers le camp d'Auschwitz-Birkenau.
"Toujours combative malgré des conditions de survie inhumaines", Régine Skorka-Jacubert a ensuite été transférée dans un camp de travail en Tchécoslovaquie, précise la Fondation pour la mémoire de la Shoah. "À la Libération, elle ne pèse que 29 kg, mais parvient à rejoindre Nancy. Jérôme est là, mais 21 membres de leur famille ont été assassinés".
La ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a rendu hommage à une "infatigable militante de la transmission de la mémoire de la Shoah", qui a témoigné lors du procès de Klaus Barbie et raconté son histoire dans de nombreux collèges et lycées. Elle a aussi publié un livre Fringale de vie contre usine à mort, pour y livrer son témoignage.
Elle avait échappé à la rafle de Nancy en 1942 puis rejoint, avec son frère Jérôme, la Résistance, à Lyon, au sein de l'Union des Juifs pour la résistance et l'entraide. Deux ans plus tard, son frère et elle sont arrêtés par la milice, interrogés par Klaus Barbie, chef de la Gestapo à Lyon, et déportés vers le camp d'Auschwitz-Birkenau.
"Toujours combative malgré des conditions de survie inhumaines", Régine Skorka-Jacubert a ensuite été transférée dans un camp de travail en Tchécoslovaquie, précise la Fondation pour la mémoire de la Shoah. "À la Libération, elle ne pèse que 29 kg, mais parvient à rejoindre Nancy. Jérôme est là, mais 21 membres de leur famille ont été assassinés".
La ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a rendu hommage à une "infatigable militante de la transmission de la mémoire de la Shoah", qui a témoigné lors du procès de Klaus Barbie et raconté son histoire dans de nombreux collèges et lycées. Elle a aussi publié un livre Fringale de vie contre usine à mort, pour y livrer son témoignage.
dimanche 4 décembre 2016
Rémy Pflimlin, un amoureux de la télévision et de la presse
- Enguérand Renault
- Mis à jour
- Publié
- Il
aimait d'une même passion la presse et la télévision. Rémy Pflimlin,
qui fut président de France Télévisions de 2010 à 2015, est décédé
samedi 3 décembre à l'âge de 62 ans. Sa grande stature et sa bonhomie
faisait de cet alsacien, neveu du dernier président du conseil de la IV
république Pierre Pflimlin, un homme unanimement apprécié. «Il était
très chaleureux, extrêmement attentif aux êtres humains» se souvient
Bruno Patino, qui l'a suivi pendant tout son mandat à la tête de France
Télévisions. «En 2010, lors de sa nomination, il avait appelé à ses
côtés Patrice Papet -un de ses proches- et Martin Ajdari. Ces deux
anciens dirigeants de Radio France de la période Jean-Paul Cluzel, lui
ont suggéré mon nom pour diriger le numérique de France Télévisions,
puis l'ensemble des programmes. Il m'a reçu chez lui très longuement
pour m'exposer sa vision de France Télévisions» ajoute Bruno Patino.
Ensemble, il mettront France Télévisions à l'heure du numérique avec la
création de Pluzz (le replay des programmes) et du site FranceTV Info.
«Le pire job du Paysage audiovisuel français»
Etre à la tête du «pire job du PAF» n'a jamais été une sinécure. Mais Rémy Pflimlin a toujours défendu avec enthousiasme son action et celles de ses troupes. Il a été le premier -et le seul- président de France Télévisions nommé directement par le Président de la République, Nicolas Sarkozy. Tout au long de son mandat, il devra en assumer les conséquences. A son arrivée en 2010, France Télévisions n'était une entreprise unique que sur le papier. Il existait une multitude de statuts sociaux différents, aucun bulletin de salaire n'était comparable, aucun système informatique n'était compatible et les caméras de reportage de France 2 étaient volontairement très différentes de celles de France 3.
Alsacien, démocrate chrétien, Rémy Pflimlin était viscéralement un homme de consensus. Une qualité indéniable quand on doit mener des réformes en profondeur. Un défaut quand on est le patron du premier groupe audiovisuel public français et la cible de tout le PAF. «Dans un monde des médias égocentrique et cynique, il était discret, tempérant et déterminé», salue Thierry Thuillier, ex-directeur de l'information du groupe et directeur de France 2. «Il a mené le projet réputé totalement impossible de l'unification des rédactions de France 2 et France 3» ajoute celui chargé de mettre en oeuvre cette transformation. «Sa méthode du consensus a fait avancer le navire, là où la brutalité l'aurait bloqué» insiste Thierry Thuillier. «Surtout, malgré sa nomination par Nicolas Sarkozy, il a toujours défendu avec passion l'indépendance des rédactions et a encouragé la création d'émissions telles que Cash Investigation ajoute-t-il.
La renaissance de la fiction française
Avec Patrice Papet, Rémy Pflimlin a aussi réussi l'exploit -moins connu- d'imposer une convention collective unique pour les 10 000 salariés du paquebot France Télévisions. Mais ce qu'on retiendra de Rémy Pflimlin, c'est son gigantesque travail autour de la fiction française. Moribonde au début des années 2010, supplantée par la fiction américaine, la fiction française est devenue tendance, grâce à son travail de fond. Quand il est arrivé, 60 % de la fiction était composé de téléfilms unitaires, souvent en costume. Aujourd'hui, 60 % de la fiction française chez France Télévisions est composée de séries. Il a totalement refondu la mode de production, a modernisé les écritures et a mis en chantier des séries qui font actuellement le succès des chaînes publiques comme Cherif ou Dix pour cent. Cinq années de travail, pour un succès qui profite à sa successeur.
Il avait fait de même lors de son premier passage à France Télévisions, en tant que patron de France 3. En 2003, c'est lui qui impose la création du feuilleton Plus belle la vie après avoir du subit la plus longue grève de l'histoire de France 3. Comme il a dû reculer sur la réforme des moyens de production régionaux de France 3, il a transformé cet échec en succès. Il confie la production de Plus Belle la vie aux équipes de production de France 3 Marseille et soutient cette série malgré des débuts catastrophiques. C'est, aujourd'hui encore, le pilier de l'audience de la chaîne. Toutefois, France 3 restera un caillou dans sa chaussure. De 2010 à 2015, il n'a pas su réformer la chaîne des régions. Cela lui sera reproché.
Défendre son bilan
Après 2012, Rémy Pflimlin, l'homme nommé par Sarkozy, est devenu l'homme à abattre. Critiqué de toute part, en froid avec Aurélie Filippetti, la nouvelle ministre de la Culture et de la communication, il a été totalement déstabilisé par la coupe financière imposée par le gouvernement qui a retiré 300 millions d'euros à son budget. En 2015, il a été candidat à sa succession, avec enthousiasme mais sans beaucoup d'espoir. «Pour défendre son bilan, ses troupes», explique Bruno Patino. Il sera qualifié pour le deuxième tour mais pas pour la phase finale. «Il y a une certaine forme d'injustice» avoue, dépité, Thierry Thuillier. Ce qui ne l'empêchera pas de jouer le jeu lors de la transition de trois mois mise en place avant l'entrée en fonction de Delphine Ernotte. Cette dernière salue ce grand homme de média, accessible est chaleureux et souligne la qualité du dialogue lors de la passation de pouvoir.
A chaque fois que la pression était très forte, et elle le fut souvent, Rémy Pfimlin se ressourçait en marchant dans le désert avec sa femme et ses amis. Il goûtait aussi énormément au calme et à la beauté de la musique classique dont il était un grand amateur. «C'était un homme très fin, d'une très grande culture» souligne Marc Feuillée, directeur général du groupe Le Figaro. «Je l'ai connu quand il était patron de France 3 car nous organisions chaque année la finale du championnat d'orthographe avec Bernard Pivot» ajoute-t-il. Il en est resté une grande amitié et un rituel. «Nous déjeunions chaque année ensemble avec Rémy Pflimlin et Bernard Pivot. Ce fut le cas, le 11 septembre 2001. Et nous avons dû tous partir précipitamment». Un gage pour Rémy Pflimlin, connu pour son goût de la table. Une tradition héritée de ses longues années de patron de presse. Après HEC, Rémy Pflimlin a débuté à «Jours de France», le journal de Marcel Dassault. Puis il a dirigé les «Dernières Nouvelles d'Alsace». Patron de presse respecté, Rémy Pflimlin a du batailler ferme pour sauver les messageries de presse , les NMPP, alors en déroute. Il a engagé un très douloureux plan de restructuration et a orchestré la sortie du groupe Lagardère du capital pour laisser la place aux éditeurs de presse. «Rémy était un homme de marketing. C'est lui qui a changé le nom de NMPP en Presstalis», se souvient Marc Feuillée.
lundi 21 novembre 2016
lundi 26 septembre 2016
Décès de Joseph Sitruk, charismatique leader du judaïsme français Par Agnès Leclair Publié le 25/09/2016 à 20:03
DISPARITION - L'ancien grand
rabbin français est mort le 25 septembre à l'âge de 71 ans. Né à Tunis,
ce partisan d'une laïcité «tolérante» s'est imposé en trois septennats
comme un chef spirituel ultramédiatique.
Une
grande voix du judaïsme français s'est éteinte. L'ancien grand rabbin
Joseph Sitruk est mort le 25 septembre à l'âge de 71 ans. Sa rigueur
tout en rondeur, sa séduction et son charisme mis au service de
l'orthodoxie religieuse ont laissé une empreinte profonde sur la
communauté juive de France qu'il a guidée pendant 21 ans, de 1987 à
2008.
Dimanche, François Hollande a salué la mémoire d'un «homme de dialogue, défenseur de la laïcité, (...) une figure marquante du judaïsme français». L'actuel grand rabbin de France, Haïm Korsia, qui fut son collaborateur, a exprimé sa «tristesse et douleur immense».
Barbe blanche fournie, kippa noire sur la tête, Joseph Sitruk, séfarade né à Tunis, s'est imposé en trois septennats comme un chef spirituel ultramédiatique. Partisan d'une laïcité «tolérante», il s'est notamment élevé contre la loi de 2003 sur le voile, interdisant les signes religieux ostentatoires à l'école. Deux ans plus tôt, en 2001, le «rav» avait plaidé auprès du premier ministre de l'époque, Lionel Jospin, pour éviter l'organisation d'examens scolaires les jours de fêtes juives. Il défendait également l'introduction de «l'instruction religieuse» au lycée. En 1994, «Jo» Sitruk avait aussi appelé les juifs pratiquants à ne pas participer au second tour des élections cantonales car elles coïncidaient avec le premier soir de Pessah, la pâque juive. Il a également marqué l'actualité, dans sa lutte contre l'antisémitisme ou comme grand témoin aux procès de Paul Touvier et de Maurice Papon.
Quand il évoquait son parcours, ce père de neuf enfants, lui-même issu d'une famille non pratiquante, racontait avoir eu «le coup de foudre pour le judaïsme en pleine adolescence»et se disait «amoureux de sa foi comme on peut l'être d'une femme». Après un grave accident vasculaire cérébral en 2001, il s'est décrit en «survivant de la prière» dans son livre Rien ne vaut la vie.
Enfin, celui qui fut aussi grand rabbin de Marseille s'est illustré comme défenseur de la stricte observance de la loi juive, la «halakha» et par son conservatisme sur les sujets de la place des femmes dans la vie communautaire, des mariages mixtes ou des conversions ou encore du Pacs, en 1998. Des prises de positions controversées au sein de la communauté juive. Dernière en date, une chronique sur Radio J au sujet du défilé de la Gay Pride de Tel Aviv qu'il avait considérée comme une «tentative d'extermination morale du peuple d'Israël». Au-delà des controverses, reste l'image d'un homme passionné, entier.L'écrivain Edmonde Charles-Roux aurait dit à son sujet: «Pour lui, on ne peut pas être à moitié juif».
Dimanche, François Hollande a salué la mémoire d'un «homme de dialogue, défenseur de la laïcité, (...) une figure marquante du judaïsme français». L'actuel grand rabbin de France, Haïm Korsia, qui fut son collaborateur, a exprimé sa «tristesse et douleur immense».
Barbe blanche fournie, kippa noire sur la tête, Joseph Sitruk, séfarade né à Tunis, s'est imposé en trois septennats comme un chef spirituel ultramédiatique. Partisan d'une laïcité «tolérante», il s'est notamment élevé contre la loi de 2003 sur le voile, interdisant les signes religieux ostentatoires à l'école. Deux ans plus tôt, en 2001, le «rav» avait plaidé auprès du premier ministre de l'époque, Lionel Jospin, pour éviter l'organisation d'examens scolaires les jours de fêtes juives. Il défendait également l'introduction de «l'instruction religieuse» au lycée. En 1994, «Jo» Sitruk avait aussi appelé les juifs pratiquants à ne pas participer au second tour des élections cantonales car elles coïncidaient avec le premier soir de Pessah, la pâque juive. Il a également marqué l'actualité, dans sa lutte contre l'antisémitisme ou comme grand témoin aux procès de Paul Touvier et de Maurice Papon.
«Survivant de la prière»
Homme de terrain, animé par la volonté de «judaïser les juifs», le grand rabbin Sitruk a œuvré pour la multiplication des écoles juives et des synagogues. Désireux de rassembler une communauté parfois divisée, notamment au sujet de la politique israélienne, il a créé les journées du judaïsme français «Yom Hatorah», réunissant plusieurs milliers de personnes au Bourget.Quand il évoquait son parcours, ce père de neuf enfants, lui-même issu d'une famille non pratiquante, racontait avoir eu «le coup de foudre pour le judaïsme en pleine adolescence»et se disait «amoureux de sa foi comme on peut l'être d'une femme». Après un grave accident vasculaire cérébral en 2001, il s'est décrit en «survivant de la prière» dans son livre Rien ne vaut la vie.
Enfin, celui qui fut aussi grand rabbin de Marseille s'est illustré comme défenseur de la stricte observance de la loi juive, la «halakha» et par son conservatisme sur les sujets de la place des femmes dans la vie communautaire, des mariages mixtes ou des conversions ou encore du Pacs, en 1998. Des prises de positions controversées au sein de la communauté juive. Dernière en date, une chronique sur Radio J au sujet du défilé de la Gay Pride de Tel Aviv qu'il avait considérée comme une «tentative d'extermination morale du peuple d'Israël». Au-delà des controverses, reste l'image d'un homme passionné, entier.L'écrivain Edmonde Charles-Roux aurait dit à son sujet: «Pour lui, on ne peut pas être à moitié juif».
dimanche 19 juin 2016
Turquie: des islamistes attaquent des jeunes alors qu'ils écoutent Radiohead
http://www.rtl.be/info/monde/international/turquie-des-islamistes-attaquent-des-jeunes-alors-qu-ils-ecoutent-radiohead-827969.aspx
Un groupe d'islamistes a attaqué vendredi soir des mélomanes qui s'étaient réunis lors du ramadan chez un disquaire d'Istanbul autour d'un verre pour écouter le nouvel album du groupe de rock britannique Radiohead, ont rapporté les médias turcs. Au moins deux personnes ont été blessées, selon des témoins cités par l'agence de presse Dogan et la police a ouvert une enquête.
Une vingtaine de personnes en colère criant "Qu'est-ce que vous faites ici pendant le ramadan, sortez!" ont fait irruption au Velvet IndieGround situé dans le quartier branché de Tophane où des fans du groupe écoutaient le nouvel album, "A Moon Shaped Pool" ("Une piscine en forme de lune"). Les islamistes, qui dénonçaient la consommation d'alcool lors du mois de jeûne musulman, ont dégradé le matériel et poussé les gens à l'extérieur du magasin en les insultant et en les frappant, selon les images diffusés sur les réseaux sociaux. "Nous vous tuerons, espèces de bâtards", a lancé l'un des assaillants.
Rayka Simoni, qui se trouvait à l'extérieur du magasin de disques, a expliqué à l'agence Dogan avoir vu "des gens attaquer un groupe de fans qui écoutaient tranquillement de la musique en sirotant une bière". "Vingt personnes ont commencé à lancer des bouteilles contre les gens et ils ont donné des coups de poing à mon ami qui leur a dit qu'il n'était pas correct de frapper les femmes", a-t-elle indiqué.
Ce disquaire appartient à un Sud-coréen installé à Istanbul et plusieurs de ses concitoyens se trouvaient sur les lieux lors de l'agression, selon l'édition internet du journal Hürriyet. Cette journée d'écoute du nouvel album a eu lieu dans plusieurs magasins de disques du monde.
Le groupe Radiohead a dénoncé l'attaque dans un communiqué sur l'internet. "Nos pensées vont à ceux qui ont été attaqués ce soir à Velvet IndieGround à Istanbul. Nous espérons qu'un jour, nous serons en mesure de mettre derrière nous ces actes d'intolérance violente. Pour l'instant, nous ne pouvons qu'offrir à nos fans à Istanbul notre amour et notre soutien".
Une manifestation de protestation était prévue samedi soir devant le magasin du disquaire attaqué. Dans le passé des galeries d'art de ce district européen de la première mégapole turque ont fait l'objet d'attaques similaires par des habitants du quartier, traduisant un choc des cultures en plein centre-ville entre laïcs et musulmans conservateurs. La Turquie est dirigée depuis 2002 par un régime islamo-conservateur décrié par ses détracteurs pour son conservatisme.
( http://www.rtl.be/info/monde/international/turquie-des-islamistes-attaquent-des-jeunes-alors-qu-ils-ecoutent-radiohead-827969.aspx )
<iframe frameborder="0" width="600" height="338" src="http://www.rtl.be/videos/page/rtl-video-en-embed/640.aspx?VideoID=585969"></iframe><br/><a href="http://www.rtl.be/info/video/585969.aspx" target="_blank">Turquie: des islamistes attaquent des mélomanes lors d'une diffusion de Radiohead</a>
Un groupe d'islamistes a attaqué vendredi soir des mélomanes qui s'étaient réunis lors du ramadan chez un disquaire d'Istanbul autour d'un verre pour écouter le nouvel album du groupe de rock britannique Radiohead, ont rapporté les médias turcs. Au moins deux personnes ont été blessées, selon des témoins cités par l'agence de presse Dogan et la police a ouvert une enquête.
Une vingtaine de personnes en colère criant "Qu'est-ce que vous faites ici pendant le ramadan, sortez!" ont fait irruption au Velvet IndieGround situé dans le quartier branché de Tophane où des fans du groupe écoutaient le nouvel album, "A Moon Shaped Pool" ("Une piscine en forme de lune"). Les islamistes, qui dénonçaient la consommation d'alcool lors du mois de jeûne musulman, ont dégradé le matériel et poussé les gens à l'extérieur du magasin en les insultant et en les frappant, selon les images diffusés sur les réseaux sociaux. "Nous vous tuerons, espèces de bâtards", a lancé l'un des assaillants.
Rayka Simoni, qui se trouvait à l'extérieur du magasin de disques, a expliqué à l'agence Dogan avoir vu "des gens attaquer un groupe de fans qui écoutaient tranquillement de la musique en sirotant une bière". "Vingt personnes ont commencé à lancer des bouteilles contre les gens et ils ont donné des coups de poing à mon ami qui leur a dit qu'il n'était pas correct de frapper les femmes", a-t-elle indiqué.
Ce disquaire appartient à un Sud-coréen installé à Istanbul et plusieurs de ses concitoyens se trouvaient sur les lieux lors de l'agression, selon l'édition internet du journal Hürriyet. Cette journée d'écoute du nouvel album a eu lieu dans plusieurs magasins de disques du monde.
Le groupe Radiohead a dénoncé l'attaque dans un communiqué sur l'internet. "Nos pensées vont à ceux qui ont été attaqués ce soir à Velvet IndieGround à Istanbul. Nous espérons qu'un jour, nous serons en mesure de mettre derrière nous ces actes d'intolérance violente. Pour l'instant, nous ne pouvons qu'offrir à nos fans à Istanbul notre amour et notre soutien".
Une manifestation de protestation était prévue samedi soir devant le magasin du disquaire attaqué. Dans le passé des galeries d'art de ce district européen de la première mégapole turque ont fait l'objet d'attaques similaires par des habitants du quartier, traduisant un choc des cultures en plein centre-ville entre laïcs et musulmans conservateurs. La Turquie est dirigée depuis 2002 par un régime islamo-conservateur décrié par ses détracteurs pour son conservatisme.
( http://www.rtl.be/info/monde/international/turquie-des-islamistes-attaquent-des-jeunes-alors-qu-ils-ecoutent-radiohead-827969.aspx )
<iframe frameborder="0" width="600" height="338" src="http://www.rtl.be/videos/page/rtl-video-en-embed/640.aspx?VideoID=585969"></iframe><br/><a href="http://www.rtl.be/info/video/585969.aspx" target="_blank">Turquie: des islamistes attaquent des mélomanes lors d'une diffusion de Radiohead</a>
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